22.6.19

Devenez Accompagnant(e) Bénévole avec l’ASP de l’Ariège

 

 

 

 

Nos missions :

 


  Accompagner la personne en fin de vie

 


  Soutenir les familles et les aidants

 


  Accompagner le deuil

 


  Former, encadrer et soutenir les bénévoles

 

 

 

 

   

 A l’issue de leur formation, les bénévoles de l’ASP interviennent en institution, hôpitaux ou maisons de retraite, et à domicile

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La formation se déroule sur 9 journées, à raison d’une journée par mois de mars à novembre.

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De nombreux thèmes sont abordés avec l’aide d’intervenants professionnels qualifiés: fin de vie, écoute, éthique, rituels, deuil, législation, troubles cognitifs, communication non-verbale, etc.

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Si vous souhaitez rejoindre le prochain cycle de formation contactez-nous au 05 61 67 45 33 ou à  asp09@free.fr

21.6.19

LA FIN DE VIE : PARLONS EN !

étude BVA directives anticipées 2019 - www.parlons-fin-de-vie.fr

SOCIÉTÉ FRANÇAISE D’ACCOMPAGNEMENT ET DE SOINS PALLIATIFS


4 000 euthanasies clandestines par an en France ? C'est faux


Ces derniers mois, les déclarations suivantes ont été faites :
« Les personnes en fin de vie sont parfois euthanasiées, contre leur gré, en catimini, dans nos hôpitaux. Il est donc grand temps d’encadrer les quelque 4 000 « euthanasies » clandestines. #Findevie #DirectAN » (Caroline Fiat, député, 24 janvier 2018)
« 2.000 à 4.000 personnes en phase terminale » sont euthanasiées « en catimini » (tribune de 156 députés, Le Monde, 28 février 2018)
« Chaque année en France, 4000 euthanasies clandestines, pratiquées à l’insu du patient et de la famille, sont recensées. C’est un scandale #admdLyon #NousSommesPrets » (Philippe Lohéac, délégué général de l’ADMD, 9 juin 2018)
« Selon lui, près de 4.000 euthanasies se font « en catimini » chaque année » (« Jean-Louis Touraine, porte-voix des militants pour l'euthanasie », LyonCapitale.fr, 10 juin 2018)
Le 21 novembre 2018, devant le groupe d’étude fin de vie à l’Assemblée Nationale, le Docteur Yves de Locht, médecin belge, a repris à son compte cette position, mettant en cause le système français, et affirmant que la législation belge remédierait aux dérives en la matière.

Pourquoi c'est faux

1)  Il  y  a  4  fois  moins  d’euthanasies  clandestines  que  ce  qui  est prétendu.


L’étude de l’INED publiée en 2010 sur laquelle se fonde ces propos n’a jamais énoncé un chiffre de 4.000 euthanasies clandestines.
Seule l’« administration de médicaments pour mettre délibérément fin à la vie » peut être considérée comme constituant un acte d’euthanasie, soit 38 cas  sur 4.723 décisions c’est-à-dire 0,8% des décisions médicale en fin de vie.
Les députés et militants affirmant l’existence 4.000 euthanasies clandestines ont expliqué avoir procédé à une extrapolation de ce pourcentage à l’ensemble des décès en France (Libération, 31 janvier 2018 ; Le Quotidien du Médecin, 26 janvier 2018).
Or, (i)  cette extrapolation n’est pas rigoureuse et (ii) l’auteur de l’étude, Sophie Pennec, expliquait à Libération que la moitié des 38 cas correspond en fait à une sédation terminale et non à une euthanasie.
Pour peu que l’on prenne connaissance de l’intégralité de l’étude, on lit que, parmi les décisions médicales en fin de vie, seules « 0,2% sont pratiqués en administrant délibérément une substance pour mettre fin à la vie (11 cas) » (encadré n°3 de l’étude).
Rapporté  au nombre de décès en France en 2009 (548.500 selon l’INSEE), on compterait donc 1.097 euthanasies clandestines pratiquées en 2009, soit quatre fois moins que les chiffres avancés.
Quel que soit le nombre concerné, aucune euthanasie clandestine n’est acceptable. Pour autant, quand le docteur De Locht affirme que la légalisation de l’euthanasie en Belgique aurait mis fin aux situations clandestines, c’est encore faux.
La réalité est que :

(2)   La  dépénalisation  de  l’euthanasie  ne  diminue  pas  le  nombre d’euthanasies clandestines, elle l’accroît même peut-être.

En effet, dépénaliser l’euthanasie déplace la limite de la transgression. Les pays qui ont procédé à la légalisation de l’euthanasie connaissent ainsi davantage d’euthanasies illégales que la France, alors même que le critère de l’illégalité a été repoussé.
Aux Pays-Bas, déjà, une enquête publiée par le Lancet en juillet 2012 indiquait que 23% des suicides assistés pratiqués aux Pays-Bas ne sont pas enregistrés.
      Prof. Bregje D Onwuteaka-Philipsen, Arianne Brinkman-Stoppelenburg, Corine Penning, Gwen JF de Jong-Krul, Prof Johannes JM van Delden, Agnes van der Heide, Trends in end-of-life practices before and after the enactment of the euthanasia law in the Netherlands from 1990 to 2010: a repeated cross-sectional survey ,Volume 380, No. 9845, p 908 – 915, 8 September 2012).
Une étude menée en Belgique soulignait que le nombre d’euthanasies  clandestines est le triple du nombre d’euthanasies clandestines en France malgré la légalisation de la pratique : 1,8% des décès contre 0, 6% en France. Si l'on  retient  l'administration  d'une  substance dans le but de donner la mort (0,2%), elles seraient même neuf fois supérieures.
E  Chambaere K, Bilsen J, Cohen J, Onwuteaka-Philipsen BD, Mortier F, Deliens L. Physician-assisted deaths under the euthanasia law in Belgium : a population-based survey. CMAJ. 182(9): 895-901. 2010. Cohen J, Van Wesemael Y, Smets T, Bilsen J, Deliens L. Cultural differences affecting euthanasia practice in Belgium: one law but different attitudes and practices in Flanders and Wallonia. Soc Sci Med. 75(5): 845-53. 2012. 
Cette étude souligne encore que la décision d’euthanasie n’avait même pas été discutée avec 25% des personnes euthanasiées.

(3) Le contrôle des euthanasies en Belgique est ineffectif

La procédure de contrôle des euthanasies est déclarative : le médecin qui pratique une euthanasie remplit un formulaire qu’il transmet à la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie (CFCEE).
Au début de l’année 2018, une euthanasie a été pratiquée sur une personne sans son consentement et sans recourir à un deuxième avis médical comme la loi belge le requiert. La CFCEE a pourtant refusé de transmettre ce cas au parquet (RTL, 6 janvier 2018).
L’un de ses membres, le docteur Ludo Vanopdenbosch, pourtant favorable à l’euthanasie, a alors démissionné de la commission et souligné les graves failles de cette commission :
-          cette « commission de contrôle n’a aucun moyen de vérifier la véracité des faits mentionnés dans les formulaires de déclaration d'euthanasie »,
-          lui-même sait « comment remplir ces formulaires de telle manière à ce qu'ils soient validés sans problème par la CFCEE, sans aucun contrôle des données factuelles ». (Le Journal du médecin, 21 mars 2018).
Il  a également souligné que certains de ses membres pratiquent eux-mêmes des euthanasies, et sont donc conduits à contrôler, voire couvrir, leur propre pratique.
Dans son rapport 2014-2015, la CFCEE elle-même rappelait qu’elle « n’a pas la possibilité d’évaluer la proportion du nombre d’euthanasies déclarées par rapport au nombre d’euthanasies réellement pratiquées » (Rapport 2014-2015 de la CFCEE aux chambres législatives, p. 18).
Elle ne contrôle qu’un nombre restreint d’euthanasies, celles que les médecins veulent bien déclarer. Outre les déclarations du Dr Ludo Vanopdenbosch, l’étude précitée publiée au Lancet souligne que seule une euthanasie sur deux est déclarée à la CFCEE.
La CFCEE avait préalablement reconnu elle-même dans son premier rapport que :
« l’efficacité de sa mission repose d’une part sur le respect par le corps médical de l’obligation de la déclaration des euthanasies pratiquées et d’autre part sur la manière dont ces déclarations sont rédigées » (Premier rapport aux Chambres législatives  de  la CFCEE   22 septembre 2002-31 décembre 2003, p.23).
Sa mission de contrôle dépend donc de la bonne volonté de ceux qu’elle est censée contrôler.
Plus encore, fin 2014, le président de la CFCEE, le Pr Wim Distelmans, déclarait :
« Les cas déclarés sont tous en conformité avec la loi. (…) Les cas douteux évidemment, les médecins ne les déclarent pas, alors on ne les contrôle pas » (Complément d’enquête, 30 octobre 2014).
Quant au Dr Vanopdenbosch, il  déclaré dans sa lettre de démission « [ne] plus [tenir] à faire partie de cette commission, qui non seulement viole sciemment la loi, mais œuvre à le dissimuler ».
La « Commission de contrôle » belge ne procède ainsi à aucun contrôle véritable : elle ne connaît que d’une euthanasie sur deux, ignore les « cas douteux », et n’a aucun moyen de vérifier les déclarations quand elles sont faites. 

5.2.19

FORMATION 2019

LES INSCRIPTIONS SONT OUVERTES POUR 

LA FORMATION DES ACCOMPAGNANT(E)S BÉNÉVOLES 2019


Le calendrier et programme détaillé sont consultables à l'onglet "la formation" ci-dessus.

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Si vous souhaitez participer à cette formation, contactez André Schmit au 06 77 22 96 41, il vous orientera vers le coordinateur de votre secteur pour une prise de contact préalable à l'envoi du dossier d'inscription.

14.5.18

SOCIÉTÉ FRANÇAISE D’ACCOMPAGNEMENT ET DE SOINS PALLIATIFS

Manifeste de la SFAP


Professionnels, usagers, bénévoles, citoyens, si vous êtes pour une société qui prend soin de chacun, signez le manifeste.

Soulager et accompagner OUI. Donner la mort NON.

« Quand on me présente quelque chose comme un progrès, je me demande 
avant tout s’il rend plus humain ou moins humain », George Orwell

Inlassablement les projets et propositions de loi, les tribunes et les pétitions viennent et reviennent encore réclamer la légalisation du droit à mourir. Inlassablement nous sommes sollicités, interrogés, auditionnés 
pour donner notre avis et exposer nos arguments.

Nous soignants et bénévoles de la Société Française d’Accompagnement de Soins Palliatifs (SFAP) fédérons 10 000 soignants et 6 000 bénévoles, en contact quotidien avec des milliers de personnes en fin de vie et leurs proches, sommes opposés à une telle législation :

>  Elle viendrait à rebours de la révolution palliative en cours et des progrès sans cesse enregistrés dans le soulagement et l’accompagnement des personnes en fin de vie depuis 30 ans.

>  D’expérience très peu de patients nous disent souhaiter mourir et bien moins encore nous le redisent lorsqu’ils sont soulagés et accompagnés. Une « liberté de mourir » qui serait motivée par une souffrance non soulagée ne serait pas un choix libre. Alors même que les recomman­dations pour la mise en œuvre de la loi Claeys-Leonetti de 2016 ont été publiées en 2018, il nous semble essentiel de ne pas accroître la vulnérabilité des personnes malades par des
évolutions législatives permanentes.

>  Une telle loi impliquerait de graves changements de notre pratique. Comment la transgression, même exceptionnelle, de l’interdit de tuer, pourrait-elle être sans effet sur ceux dont la mort approche et ceux qui les soignent ? Une liberté donnée à un malade qui conduirait un soignant à donner la mort est-elle réellement l’exercice de l’autonomie ?
Par ailleurs, nous refusons de nous laisser enfermer dans ce débat binaire qui réduit la question de la prise en charge des patients en fin de vie à celle de l’euthanasie.
Nous voulons promouvoir les valeurs qui nous rassemblent et qui sont le cadre de référence des soins palliatifs. Elles donnent du sens à notre travail et sont autant de balises, utiles au quotidien comme en temps de crise dans un monde complexe et en constante évolution.

>  Les valeurs professionnelles du soin : des valeurs d’humanité, d’attention et de sollicitude envers les personnes qui souffrent et ceux qui les entourent, de respect du déroulement de la vie en préservant sa qualité jusqu’à la fin. Le contrat de confiance qui unit les soignés et les soignants interdit à ces derniers de faire du mal volontairement à autrui et plus encore de faire mourir.
Ces valeurs du soin et du non-abandon fondent le mouvement des soins palliatifs
qui considère la mort comme un processus naturel et non comme le résultat d’un geste volontaire.
Donner la mort n’est pas un soin.

>  Les valeurs humaines de l’accompagnement : des valeurs partagées par tous les acteurs, soignants ou bénévoles, simplement parce que l’autre, le souffrant, est une personne qui requiert écoute et présence.

>  Les valeurs personnelles de nos adhérents : pour certains le respect de la vie, pour d’autres le refus de la toute puissance que serait le pouvoir ultime de donner la mort, pour d’autres encore une certaine humanité.
Toutes ces valeurs fondent un choix de société : non pas une société ultralibérale
de l’individu autonome, indépendant de tous, maîtrisant sa vie et sa mort mais une société de la solidarité et de l’interdépendance prête à secourir la fragilité, une société du Care.

Signer le manifeste sur le site de la SFAP : www.sfap.org

22.10.17

ACTUALITES

Communiqué de presse de la SFAP  

(Société Française d'Accompagnement et de Soins Palliatifs)

Paris, le 11 octobre 2017

A propos d’Anne Bert

 
Tout choix individuel est respectable et doit être respecté. 

La SFAP présente ses condoléances aux membres de la famille d’Anne BERT après son décès le 2 octobre dernier.
Madame Bert était atteinte de la maladie de Charcot ou Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA) et avait choisi de refuser tout accompagnement palliatif, pour préférer une « mort rapide » en allant mourir en Belgique et ce conformément à ses engagements auprès de l’ADMD. Elle avait fait le choix individuel d'une mort programmée.


- Les 7 à 8 000 personnes atteintes de cette maladie espèrent vivre au mieux jusqu’au bout, accompagnées et veulent être reconnues dans leur dignité propre. La SFAP s’associe aux déclarations de l’Association pour la recherche sur la SLA et regrette une médiatisation qui tend à faire un raccourci entre la maladie de Charcot et l’euthanasie. 

Non l’euthanasie n’est pas LA solution à la maladie de Charcot pas plus qu'à d'autres maladies très invalidantes.

- La SFAP souhaite que les médias s’intéressent davantage aux conditions de vie difficiles de tous les malades de SLA. S’intéresser à tous ces malades, au combat qu’ils mènent au jour le jour, permettrait d’attirer l’attention de tous (et surtout celle des pouvoirs publics) sur le manque de moyens, de budget de recherche et sur le travail formidable fait au quotidien par les équipes d’accompagnement.


- 2/3 des personnes qui devraient avoir accès aux soins palliatifs n’y ont pas accès. La SFAP demande aux médias de davantage relayer cette inégalité devant la mort et cette injustice flagrante. L’enjeu est d’améliorer la situation de ces personnes avec plus de moyens et une plus grande considération de tous.


- En Europe, l’euthanasie n’a été légalisée que pour 6% de la population européenne et aucun pays n'est venu rejoindre les choix faits par la Belgique, le Luxembourg et les Pays Bas depuis 2002. Dans ces 3 pays les dérives sont nombreuses et les modifications législatives successives s'éloignent de plus en plus des situations de fin de vie, de souffrances réfractaires et même de maladie. La France n’est donc pas « en retard » et le « progrès » n’est pas si clairement là ou certains le disent.


- Nous vivons en société, nous faisons société. Nous sommes interdépendants. Comment la transgression, même exceptionnelle, de l'interdit de tuer, pourrait-elle être sans effet sur tous ceux dont la mort approche et ceux qui les accompagnent ? 

La SFAP en appelle une société solidaire dont les choix collectifs portent le souci des plus fragiles. Elle réclame un traitement plus équilibré de ces sujets complexes et délicats pour permettre une meilleure compréhension par tous nos concitoyens des enjeux de la fin de vie. Un accompagnement digne, évitant l'acharnement thérapeutique et les souffrances insupportables est possible en améliorant significativement leur qualité de vie et doit être accessible à tous.

http://sfap.org/actualite/communique-de-presse-du-11-octobre