14.5.18

Devenez Accompagnant(e) Bénévole avec l’ASP de l’Ariège

 

 

 

 

Nos missions :

 


  Accompagner la personne en fin de vie

 


  Soutenir les familles et les aidants

 


  Accompagner le deuil

 


  Former, encadrer et soutenir les bénévoles

 

 

 

 

   

 A l’issue de leur formation, les bénévoles de l’ASP interviennent en institution, hôpitaux ou maisons de retraite, et à domicile


La formation se déroule sur 8 journées, à raison d’une journée par mois de mars à novembre.


De nombreux thèmes sont abordés avec l’aide d’intervenants professionnels qualifiés: fin de vie, écoute, éthique, rituels, deuil, législation, troubles cognitifs, communication non-verbale, etc.

 

Si vous souhaitez rejoindre le prochain cycle de formation contactez-nous au 05 61 67 45 33 ou à  asp09@free.fr

 

SOCIÉTÉ FRANÇAISE D’ACCOMPAGNEMENT ET DE SOINS PALLIATIFS

Manifeste de la SFAP


Professionnels, usagers, bénévoles, citoyens, si vous êtes pour une société qui prend soin de chacun, signez le manifeste.

Soulager et accompagner OUI. Donner la mort NON.

« Quand on me présente quelque chose comme un progrès, je me demande 
avant tout s’il rend plus humain ou moins humain », George Orwell

Inlassablement les projets et propositions de loi, les tribunes et les pétitions viennent et reviennent encore réclamer la légalisation du droit à mourir. Inlassablement nous sommes sollicités, interrogés, auditionnés 
pour donner notre avis et exposer nos arguments.

Nous soignants et bénévoles de la Société Française d’Accompagnement de Soins Palliatifs (SFAP) fédérons 10 000 soignants et 6 000 bénévoles, en contact quotidien avec des milliers de personnes en fin de vie et leurs proches, sommes opposés à une telle législation :

>  Elle viendrait à rebours de la révolution palliative en cours et des progrès sans cesse enregistrés dans le soulagement et l’accompagnement des personnes en fin de vie depuis 30 ans.

>  D’expérience très peu de patients nous disent souhaiter mourir et bien moins encore nous le redisent lorsqu’ils sont soulagés et accompagnés. Une « liberté de mourir » qui serait motivée par une souffrance non soulagée ne serait pas un choix libre. Alors même que les recomman­dations pour la mise en œuvre de la loi Claeys-Leonetti de 2016 ont été publiées en 2018, il nous semble essentiel de ne pas accroître la vulnérabilité des personnes malades par des
évolutions législatives permanentes.

>  Une telle loi impliquerait de graves changements de notre pratique. Comment la transgression, même exceptionnelle, de l’interdit de tuer, pourrait-elle être sans effet sur ceux dont la mort approche et ceux qui les soignent ? Une liberté donnée à un malade qui conduirait un soignant à donner la mort est-elle réellement l’exercice de l’autonomie ?
Par ailleurs, nous refusons de nous laisser enfermer dans ce débat binaire qui réduit la question de la prise en charge des patients en fin de vie à celle de l’euthanasie.
Nous voulons promouvoir les valeurs qui nous rassemblent et qui sont le cadre de référence des soins palliatifs. Elles donnent du sens à notre travail et sont autant de balises, utiles au quotidien comme en temps de crise dans un monde complexe et en constante évolution.

>  Les valeurs professionnelles du soin : des valeurs d’humanité, d’attention et de sollicitude envers les personnes qui souffrent et ceux qui les entourent, de respect du déroulement de la vie en préservant sa qualité jusqu’à la fin. Le contrat de confiance qui unit les soignés et les soignants interdit à ces derniers de faire du mal volontairement à autrui et plus encore de faire mourir.
Ces valeurs du soin et du non-abandon fondent le mouvement des soins palliatifs
qui considère la mort comme un processus naturel et non comme le résultat d’un geste volontaire.
Donner la mort n’est pas un soin.

>  Les valeurs humaines de l’accompagnement : des valeurs partagées par tous les acteurs, soignants ou bénévoles, simplement parce que l’autre, le souffrant, est une personne qui requiert écoute et présence.

>  Les valeurs personnelles de nos adhérents : pour certains le respect de la vie, pour d’autres le refus de la toute puissance que serait le pouvoir ultime de donner la mort, pour d’autres encore une certaine humanité.
Toutes ces valeurs fondent un choix de société : non pas une société ultralibérale
de l’individu autonome, indépendant de tous, maîtrisant sa vie et sa mort mais une société de la solidarité et de l’interdépendance prête à secourir la fragilité, une société du Care.

Signer le manifeste sur le site de la SFAP : www.sfap.org

29.11.17

FORMATION 2018

LES INSCRIPTIONS SONT OUVERTES POUR 

LA FORMATION DES ACCOMPAGNANT(E)S BÉNÉVOLES 2018



Le calendrier et programme détaillé sont consultables à l'onglet "la formation" ci-dessus.

 

Si vous souhaitez participer à cette formation, contactez André Schmit au 06 77 22 96 41, il vous orientera vers le coordinateur de votre secteur pour une prise de contact préalable à l'envoi du dossier d'inscription.

Les inscriptions seront closes mi-février.

22.10.17

ACTUALITES

Communiqué de presse de la SFAP  

(Société Française d'Accompagnement et de Soins Palliatifs)

Paris, le 11 octobre 2017

A propos d’Anne Bert

 
Tout choix individuel est respectable et doit être respecté. 

La SFAP présente ses condoléances aux membres de la famille d’Anne BERT après son décès le 2 octobre dernier.
Madame Bert était atteinte de la maladie de Charcot ou Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA) et avait choisi de refuser tout accompagnement palliatif, pour préférer une « mort rapide » en allant mourir en Belgique et ce conformément à ses engagements auprès de l’ADMD. Elle avait fait le choix individuel d'une mort programmée.


- Les 7 à 8 000 personnes atteintes de cette maladie espèrent vivre au mieux jusqu’au bout, accompagnées et veulent être reconnues dans leur dignité propre. La SFAP s’associe aux déclarations de l’Association pour la recherche sur la SLA et regrette une médiatisation qui tend à faire un raccourci entre la maladie de Charcot et l’euthanasie. 

Non l’euthanasie n’est pas LA solution à la maladie de Charcot pas plus qu'à d'autres maladies très invalidantes.

- La SFAP souhaite que les médias s’intéressent davantage aux conditions de vie difficiles de tous les malades de SLA. S’intéresser à tous ces malades, au combat qu’ils mènent au jour le jour, permettrait d’attirer l’attention de tous (et surtout celle des pouvoirs publics) sur le manque de moyens, de budget de recherche et sur le travail formidable fait au quotidien par les équipes d’accompagnement.


- 2/3 des personnes qui devraient avoir accès aux soins palliatifs n’y ont pas accès. La SFAP demande aux médias de davantage relayer cette inégalité devant la mort et cette injustice flagrante. L’enjeu est d’améliorer la situation de ces personnes avec plus de moyens et une plus grande considération de tous.


- En Europe, l’euthanasie n’a été légalisée que pour 6% de la population européenne et aucun pays n'est venu rejoindre les choix faits par la Belgique, le Luxembourg et les Pays Bas depuis 2002. Dans ces 3 pays les dérives sont nombreuses et les modifications législatives successives s'éloignent de plus en plus des situations de fin de vie, de souffrances réfractaires et même de maladie. La France n’est donc pas « en retard » et le « progrès » n’est pas si clairement là ou certains le disent.


- Nous vivons en société, nous faisons société. Nous sommes interdépendants. Comment la transgression, même exceptionnelle, de l'interdit de tuer, pourrait-elle être sans effet sur tous ceux dont la mort approche et ceux qui les accompagnent ? 

La SFAP en appelle une société solidaire dont les choix collectifs portent le souci des plus fragiles. Elle réclame un traitement plus équilibré de ces sujets complexes et délicats pour permettre une meilleure compréhension par tous nos concitoyens des enjeux de la fin de vie. Un accompagnement digne, évitant l'acharnement thérapeutique et les souffrances insupportables est possible en améliorant significativement leur qualité de vie et doit être accessible à tous.

http://sfap.org/actualite/communique-de-presse-du-11-octobre